Les tapis Rawdah Al Madinah reprennent les tapis de la mosquée du Prophète, à Médine, où deux couleurs se côtoient au sol : le vert délimite la Rawdah, l’espace situé entre l’ancienne demeure du Prophète et son minbar, tandis que le rouge couvre le reste de la salle de prière. Nos deux modèles reproduisent chacun l’un de ces tapis, à 19,90 euros. Le choix relève du souvenir que vous voulez retrouver chez vous.
C’est le point que presque personne n’explique, et il change tout dans le choix : les deux tapis ne sont pas deux variantes décoratives du même produit, ils renvoient à deux endroits distincts de la mosquée.
Le vert marque l’emprise exacte de la Rawdah au sol. C’est la zone la plus recherchée de la mosquée, dont l’accès se fait aujourd’hui sur créneau réservé. Une teinte claire, qui s’accorde bien avec un intérieur lumineux.
Le rouge couvre l’immense majorité de la mosquée du Prophète, là où prient chaque jour des dizaines de milliers de fidèles. C’est l’image que la plupart des pèlerins gardent de leurs prières à Médine.
La Rawdah (الروضة الشريفة) désigne l’espace de la mosquée du Prophète compris entre son ancienne demeure et son minbar, la chaire depuis laquelle il prononçait le sermon. Le mot signifie « jardin » en arabe, en écho au hadith rapporté par Al-Boukhari (n°1195) et Mouslim (n°1390) qui décrit cet endroit comme un jardin du Paradis.
La différence de couleur au sol n’a rien de décoratif à l’origine : elle sert à délimiter la Rawdah sans barrière ni signalétique, dans une mosquée où circulent des foules considérables. C’est cette rupture de teinte, vert au milieu du rouge, que reprennent nos deux modèles.
Deux précisions nous semblent nécessaires, parce que ces produits circulent parfois avec des présentations trompeuses.
Ces tapis ne proviennent pas de la mosquée du Prophète. Les tapis qui y sont installés ne sont pas commercialisés, et aucun vendeur ne peut en proposer. Nos modèles en reprennent le motif et la couleur : ce sont des reproductions, et nous les présentons comme telles.
Prier dessus ne confère par ailleurs aucun mérite particulier. Le hadith évoqué plus haut concerne l’emplacement de la Rawdah à Médine, pas un dessin reproduit sur un textile. Ce que ces tapis apportent est d’un autre ordre : le rappel d’un lieu sous les yeux, cinq fois par jour. C’est déjà une bonne raison de les choisir.
Les plis marqués finissent par s’imprimer définitivement dans la trame et déforment le motif. Un tapis roulé garde sa planéité des années.
Un passage régulier suffit à l’entretien courant. Pour une tache, tamponnez à l’eau froide savonneuse sans frotter, puis séchez à plat, loin d’un radiateur.
Le coloris clair marque davantage que le rouge. Si le tapis reste déroulé dans une pièce de passage, le rouge se révèle plus tolérant à l’usage.
Pour d’autres modèles, notamment si vous cherchez du confort pour les prosternations, voyez nos tapis de prière rembourrés ou l’ensemble du rayon tapis de prière.
Nous avons choisi de proposer les deux coloris plutôt qu’un seul, et surtout d’expliquer ce qu’ils reproduisent : un client qui commande un tapis vert en pensant acheter le motif de la salle de prière est déçu, et c’est de l’information manquante, pas du produit, que vient la déception. Nous précisons également qu’il s’agit de reproductions, par honnêteté envers une clientèle attachée à ce lieu.
Les deux reprennent le style de tapis de la mosquée du Prophète, à base de médaillons et d’entrelacs floraux répétés, mais chacun dans la déclinaison de sa zone. La différence tient donc à la couleur et au dessin qui l’accompagne, pas à un simple changement de teinte sur un motif identique.
Pas du tout, il n’y a aucune règle en ce sens. Beaucoup l’achètent sans être encore allés à Médine, précisément comme rappel d’un lieu qu’ils espèrent visiter. Le choix est libre et relève du goût autant que du souvenir.
Leur motif est directionnel : le dessin se lit dans un sens, ce qui indique naturellement où placer la tête. En revanche, aucun tapis ne donne la direction de la qibla dans votre pièce : pour cela, une boussole ou une application reste nécessaire.
C’est un choix fréquent dans les foyers où l’on prie à deux, chacun ayant son tapis, et cela permet aussi de garder le vert pour les prières à la maison et le rouge pour les déplacements, moins exigeant sur les traces. Les deux sont au même prix.