Commentaires sur l'authentique de la médecine prophétique - Edition Al Madina

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Commentaires sur l'authentique de la médecine prophétique de Ibn Al-Qayyim

Auteur(s) :

Ibn Al-Qayyim

Editeur(s) :

Almadina

Année :2010
Pages :416
Couverture :Cartonné
ISBN :978-2-35006-007-1
Dimensions :24.5x17.5

15,00 € tax incl.

2 Articles

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Vérification des Hadiths selon les avis des Shaykhs Al-Albânî, Al-Arna'ût, Al-'Adawî, Al-Hilâlî.

Parmi les livres consacrés à la médecine prophétique, le livre d'Ibn Qayyim Al Jawziyya est sans aucun doute l'un des plus connus et consultés jusqu'à nos jours. Il s'agit d'une œuvre précieuse dans laquelle le lecteur trouvera tout ce qui lui est utile et indispensable pour prendre soin de sa santé et de son corps en suivant la noble voie de notre bien-aimé et la miséricorde pour l'humanité entière, le Prophète Muhammad.

Elle est suivie d'un glossaire complet et remarquable rassemblant toutes les propriétés des plantes et substances contenant une guérison de la part d'Allah, Le très Grand, le Tout Miséricordieux.

Muslim nous a rapporté dans son Sahih, d'après Abu Zubayr, que le Prophète a dit : "Il y a un remède à chaque mal. Si le mal est touché par le remède qui lui correspond, le malade guérit par la volonté d'ALLAH".

Un bon recueil pour ceux qui cherchent la voie de la guérison.

Nous implorons ALLAH d'agréer cette oeuvre, qu'elle soit consacrée à Son noble visage,etde nous pardonner pour toute erreur éventuelle.

Extrait du livre :

Sa directive dans le traitement de la paresthésie intégrale accompagnée d'une raideur du corps

Dans son livre « gharib al-hadîth », Abû SUbayd rapporte que • Uthtnân dit : « Des gens étaient passés un jour près d'un arbre et en avaient mangé. Il qu'un vent avait soufflé en leur direction et les avait paralysés. Mis au courant, le Prophète (Paix et Salut sur Lui) a dit : « Laissez l'eau refroidir -qarrisû- dans de vieilles outres en peau- shinan- et verse: -la sur eux entre les deux appels à la prière ».

Abû 'Ubayd commente ainsi ce hadith : « Le verbe « qarrisû » signifie « barridû (refroidissez) ». Quand les gens disent : « qarasa al-bardu (pour dire qu'il fait froid) c'est la lettre « sin » qu'il faut qu'ils emploient et non la lettre « sâd ص shinân (au pluriel) » ce sont les outres usées. On emploie le terme « Shann (au masculin) » pour désigner l'ustensile à boire -siqâ'- et le terme « shanna (au féminin) » pour désigner l'outre -qirba-. Si le Prophète (Paix et Salut sur Lui) a précisé qu'il faut utiliser de vieilles outres et non des neuves, c'est parce qu'elles refroidissent vite l'eau. Par sa parole entre les deux appels à la prière le Prophète désigne l'appel du muezzin la prière de l'aube et l'iqâma. Ainsi il a considéré l'iqâma comme l'adhân ».

Certains médecins ont dit : « cette thérapie prophétique est l'une des meilleures thérapies pour soigner cette maladie quand elle se produit au Hedjaz qui est une autre région chaude et sèche. En effet, la chaleur innée de ceux qui habitent cette région est faible. Le fait de verser de l'eau froide sur eux à cette heure de la journée, qui est I ’heure où il fait très froid, concentre la chaleur innée qui est dispersée dans le corps et qui est chargée de toutes ses énergies, ce qui rend plus puissante la force propulsive. Cette chaleur innée convergera de l'extérieur vers l'intérieur du corps, là où se trouve le siège du mal, et elle s'aidera des autres forces pour le chasser jusqu'à y parvenir par la permission d’Allah.

Si Hippocrate, Galien ou autres avaient prescrit ce remède, les médecins leur auraient témoigné de la vénération et se seraient étonnés de leur savoir parfait.

Sa directive pour neutraliser les poisons par leurs contraires

Il est rapporté dans les deux qu'Abû Hurayra tient ces propos de l'Envoyé d'Allah (Paix et Salut sur Lui) : « Quand une mouche tombe dans un récipient vous appartenant, noyez-la -umqulûh-, car une de ses ailes contient du poison et l'autre son remède ».

Ibn Màja rapporte, sur l'autorité d'Abû sa'id Al-Khudriyy que l'Envoyé d'Allah a dit : « L'une des ailes de la mouche contient du poison et l'autre son remède. Si elle  tombe dans de la nourriture, plongez-la à l’intérieur –umqula-, car elle met le poison en avant et le remède en arrière.

Ce hadith présente deux aspects : un aspect jurisprudentiel et un aspect médical.

En ce qui concerne l'aspect jurisprudentiel, ce hadith prouve clairement que la mouche qui meurt dans l'eau ou dans un liquide quelconque ne le rend pas impur. C’est là l'avis de la plupart des savants et on ne connaît pas parmi les pieux prédécesseurs quelqu'un qui soutient le contraire. La preuve en est que le Prophète (Paix et Salut sur Lui) a ordonné de la plonger dans le mets et il est bien évident qu'elle mourra si on le fait, surtout si le mets est chaud. Or si elle rendait le mets impur, cela impliquerait que le prophète (Paix et Salut sur Lui) a ordonné de corrompre le mets, ce qui est contradictoire puisqu'il vise par son ordre à le maintenir sain.

Les savants ont ensuite étendu le champ d'application de cette règle à tout animal qui n'a pas une âme qui coule -nafsun sa'ila- (sang) comme l'abeille, la guêpe, l'araignée, ainsi que d'autres bêtes de ce genre. Rappelons que la généralité d'un jugement dépend de la généralité de son principe de motivation et qu'il disparaît quand sa cause disparaît. Or, puisque la cause de l'impureté [d'un animal] est le sang qui reste coincé dans son corps à sa mort, cela implique la pureté des animaux qui ne sont pas dotés d'un sang qui circule dans leur corps.

Ceux qui soutiennent que l'os de l'animal mort n'est pas impur ont dit « S'il est établi que l'animal qui n'est pas doté de sang qui coule n'est pas impur bien qu'il contienne des choses humides, des excédents et qu'il n'est pas dur, a fortiori ce statut s'applique à l'os qui est dépourvu d'humidité, d'excédents et de congestion sanguine ». Cet argument est très solide et il mérite d'être adopté.

 Le premier dans l'époque islamique qui a employé cette expression « L'animal qui n'est pas doté d'une âme qui coule », c'est Ibrâhîm An-Nakha’i. Les jurisconsultes l'avaient employée après lui.

En langue arabe, le terme « nafs » est employé pour désigner le sang. On dit d'une femme qui a ses règles « nafasat al-mar’a » et d'une femme qui a accouché d'un enfant : « nufisat (avec la voyelle u) al-mar’a ».

- L'aspect médical :

 Abû 'Ubayd a dit : « « umqula » signifie « plongez-le [dans le récipient] afin que le remède en sorte comme en est sorti le mal ». Quand quelqu'un s'immerge dans l'eau, on dit : ( yatamaqalu (yatatmaqalu c'est le verbe au présent et umqul c'est le verbe à l’impératif) » ».

Sache que la mouche est dotée d'une puissance venimeuse. La preuve en est que quand elle pique, elle provoque une irritation et des démangeaisons. Cette puissance venimeuse est son arme. Quand elle tombe dans quelque chose qui lui est nuisible, elle se défend en se servant de son arme. "