Le Coran représente la voie de la guidée pour pas moins de deux milliards de musulmans dans le monde. Il nous permet de cerner la raison de notre présence sur Terre. D'ailleurs, il représente la parole d'Allah. Telle est la croyance des gens de la Sounnah. Dans cet article, on vous propose de découvrir en détail les mérites de la sourate Al Kahf.
On trouve dans le Coran une multitude de versets dans lesquels sont évoquées les règles et les lois d'Allah qui ont pour mission d'organiser le quotidien des croyants. Il nous inculque également les vertus, ainsi que les qualités morales que chacun doit s'approprier.
Présentation de la sourate Al Kahf
Indénombrables sont les bienfaits, ainsi que les mérites relatifs à la lecture du Saint Coran. Qu'Allah nous facilite la récitation, la mémorisation et surtout la compréhension et la mise en pratique du Saint Coran.
La sourate Al Kahf représente la 18ème sourate que l'on trouve dans le Quran. Dans l'ordre de la révélation, elle occupe la 69ème position et comporte 110 versets. Sa majeure partie fut révélée à la Mecque. Donc, elle fait partie des nombreuses sourates Mecquoises révélées au prophète Muhammad, que la paix et la bénédiction soient sur lui. Néanmoins, certains savants ont affirmé que les versets 28, 83 et 101 ont été révélés à Médine. D'autres déclarent qu'Allah l'a révélée en une seule fois à la Mecque.
Son titre fait référence au récit des gens de la Caverne. Elle relate notamment cette histoire, parmi tant d'autres qu'on vous propose de passer en revue ensemble dans cet article.
Les histoires de sourate Al Kahf
Celle-ci comporte 4 histoires. La première raconte le récit de jeunes gens croyants qui ont pris refuge dans une caverne pour échapper aux menaces d'un roi tyran. Ils avaient pour intention de tenter de guider les gens de leur contrée. Cependant, ils ont subi plusieurs actes de persécution. Puis, ils prirent la décision de s'enfuir, afin de sauvegarder leur foi.
Allah les endormit durant un peu plus de 300 ans. Lorsqu'ils se réveillèrent, ils sortirent de la caverne. Cependant, ils ne reconnurent rien. Le roi tyran mourut et les habitants de leur village étaient désormais tous des croyants.
On peut tirer de nombreux enseignements à partir de ce récit saisissant. En effet, il illustre la nécessité de vouer une confiance absolue en Allah. Le Seigneur des Mondes est certes l'Omniscient, l'Omnipotent.
L'homme aux deux jardins
Entre le verset 32 et le verset 44, on a là affaire à une deuxième histoire, différente et indépendante de la première. Celle-ci relate l'histoire de deux hommes. Allah Le Très Haut a fait don à l'un d'entre eux de deux merveilleux jardins. Celui-ci s'accrochait tellement à ses richesses et déniat l'existence du Seigneur des mondes, ainsi que de l'au-delà.
L'autre, quant à lui, faisait partie des croyants, nonobstant sa pauvreté et son manque de moyens. Allah reprit à celui qui avait fait preuve d'ingratitude ses richesses. Comment ? En envoyant une catastrophe sur ses jardins.
Ce récit nous montre les conséquences provoquées par le sentiment d'ingratitude de l'homme riche à l'égard d'Allah. Le serviteur d'Allah se doit de faire preuve de reconnaissance. Il doit également remercier Allah et regrouper les moyens mis à sa disposition au service de l'adoration d'Allah.
L'histoire du prophète Moussa dans la Sourate Al Kahf
Voici le troisième récit présent dans la sourate Al Kahf. On le retrouve dans le passage du Coran compris entre le verset 71 et le verset 78. Cette fois-ci, il met en scène le prophète Moussa et Al-khidr, que la paix soit sur eux. Dans cette histoire, un homme appartenant au peuple de Moïse demande à celui-ci quel est l'homme le plus savant ? L'envoyé d'Allah répondit « Moi ».
Pour démontrer à Son prophète qu'il y avait plus savant que lui, Allah l'orienta vers un autre de ses serviteurs. Moussa prit donc la décision d'aller à sa rencontre.
Al-Khidr accepta la compagnie de Moussa dans son périple, à condition que celui-ci ne lui pose aucune question relative sur les choses qu'ils verront durant leur voyage. Le prophète Moussa accepta de se soumettre à cette condition, puis fit compagnie à Al-Khidr.
Durant leur périple, Al-Khidr fit un trou dans un bateau dans lequel ils ont embarqué, sans apporter d'explication à son compagnon de route. Ce geste cachait en réalité une sagesse qu'il ne lui a en effet pas révélée : un roi tyran s'emparait des bateaux qui semblaient en bon état. Comme Al Khidr savait que pauvres étaient les propriétaires, alors, il a choisi d'abîmer le bateau pour qu'ils puissent le conserver.
Ensuite, il a tué un jeune enfant, car celui-ci faisait preuve d'ingratitude à l'égard de ses parents. Pourtant, ceux-là faisaient preuve de bonté à son égard.
Là encore, Al Khidr n'a pas apporté d'explications à Moussa au moment d'achever cet enfant.
Dans la troisième étape de leur périple, Al Khidr se lança dans la construction d'un mur sans aucune contrepartie dans une ville où les habitants les avaient pourtant pourchassés. Moussa ne put s'empêcher de l'interroger sur les raisons qui l'ont poussé à agir de la sorte. Il lui a rétorqué que ce mur avait pour but de préserver le trésor caché de deux orphelins.
Cet autre récit nous permet de prendre conscience du fait que parfois, on pense que certaines choses sont mauvaises, alors qu'en réalité, elles impliquent un bien et vice versa.
Enfin, on fait face à la dernière histoire présente dans la sourate Al Kahf. Cette fois-ci, elle concerne Dhul Qarnayn, connu pour son savoir, ainsi que son savoir.
Certains mufassirun affirment qu'il doit son nom au fait qu'il était le roi de Rome, mais aussi de Perses. D'autres déclarent qu'il doit son nom à une sorte de couronne qu'il portait sur la tête et qui prenait la forme de deux cornes. Certains avis considèrent que son nom provient du fait qu'il a réussi à atteindre les deux extrémités de la Terre. Les avis ne manquent pas pour justifier cette dénomination.
Dhul Qarnayn aida un peuple à bâtir un mur afin de se protéger du mal provoqué par Gog et Magog. En effet, ceux-là semaient le désordre sur la Terre. Ce dernier récit nous apprend qu'Allah a assisté le roi dans son désir d'instaurer la justice, en raison de sa reconnaissance envers Lui. Il savait en effet que son pouvoir, ainsi que son pouvoir provenaient d'un don de la part d'Allah.
La Sounnah du vendredi
Les gens de science s'accordent à dire que lire la sourate Al Kahf le vendredi fait partie de la tradition prophétique. Pour savoir à partir de quel moment on peut la lire, il convient de rappeler que dans la législation islamique, un jour débute après le coucher du soleil, et s'achève lors du coucher de soleil suivant.
Les mérites de la récitation de sourate Al Kahf
Selon le messager d'Allah, elle provoque le jaillissement d'une lumière sur les pieds du lecteur qui se propage ensuite vers les horizons. De plus, cette lumière l'illuminera le jour du jugement dernier.
Elle représente également un moyen d'expier les péchés commis entre deux vendredis.
Celui qui récite la sourate La Caverne verra l'espace qui le sépare de la maison antique éclairée.
Mémoriser les dix premiers versets de cette sourate représente une protection contre l'Antéchrist. Dans une version du hadith, le prophète a évoqué les dix derniers versets.