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Histoires des Compagnons et des Pieux Prédécesseurs - Edition Dar Al Muslim
L'histoire des compagnons et des pieux prédécesseurs c'est plus de 100 personnalités qui évoquent leurs vertus, leurs adorations et leurs bons traits de caractère. Ils mentionnent aussi leur sagesse ainsi que certains de leurs propos, afin d'inciter les gens à les prendre pour modèles.
- Résumé par Cheikh AbdalWahab ACHAHRANY.
- Texte arabe revu par Issa Addîn SABATI.
- Traduit par Lahmadi SAÏD.
Extrait du livre :
" Abu Hurayra
Il possédait une chatte, ce qui lui valut son surnom. Il affirma : « N’était-ce un verset dans le livre d’Allah Tout puissant, je ne vous aurais jamais transmis quoi que ce soit : « certes ceux qui cachent ce que nous avons fait descendre en fait de preuve et de guide » (Coran 2, 159). Avant de tenir compagnie au Messager d’Allah (paix et salut sur lui), il rendait service aux gens, pour se remplir le ventre. Il ne demandait rien aux gens. Il avait un fil doté de mille nœuds et ne dormait pas avant de faire la louange d’Allah. Chaque jour, il faisait douze mille fois la louange d’Allah en disant : « je fais la louange d’Allah selon le prix de mon sang. » Il voulait dire que, le prix du sang étant de douze mille dirhams, il faisait ce nombre de louanges, pour qu’il soit affranchi du feu. Un jour, il leva le fouet pour frapper sa fille esclave. Puis, il déclara : « N’était-ce la crainte du talion, je t’aurais fait souffrir. Mais je te vendrai à quelqu’un qui s’acquittera entièrement de ton prix. Va, tu es libre pour la face d’Allah. » Sa femme, sa servante et lui-même se relayaient la nuit. L’un priait, puis réveillait l’autre, qui priait pour ensuite réveiller le troisième. Il affirma : « Il n’y a pas de souffrance plus chère à moi que la fièvre, car elle donne à chaque articulation sa part de récompense, en raison de la généralité de la douleur. » Il dit : « la maladie ne connait ni l’ostentation ni le renom. Au contraire, elle n’est que pure récompense. »
Le Sheikh ‘Abd al-Qâdir al-Jilânî, qu’Allah lui fasse miséricorde, divise la maladie en trois catégories, à savoir la punition, l’expiation et l’élévation en rang. « la punition est celle qui est accompagnée de la colère ; l’expiation est celle qui vient avec la patience ; l’élévation est celle liée à la satisfaction et au contentement. » Abu Hurayra portait sur sa tête un fagot de bois, alors qu’il était le gouverneur de Marwan. Il s’écria : « Ouvrez la voie à votre émir ! Quand il fut à l’agonie, il pleura. On lui en fit la remarque et il répondit : « je pleure à cause de mon long voyage..."