Fiqh As-Sunna pour les Femmes - Editions Ennour
Fiqh As-Sunna pour les Femmes par Sayyid Sâbiq
| Auteur(s) : |
Sayyid SABIQ |
| Editeur(s) : |
Maison d'Ennour |
| Année : | 2010 |
| Pages : | 562 |
| Couverture : | Cartonné |
| ISBN : | 2-7524-0147-7 |
| Dimensions : | 24x17 |
L'homme et la femme n'ont, au point de vue de leur nature propre, qu'une seule et même condition au regard de l'Islam : celle d'adorateurs de Dieu, et si différence il y a ensuite entre les deux sexes sur le plan pratique, c'est uniquement conséquemment aux rôles distincts que l'Islam a assigné à l'un et à l'autre en ce monde, rôles qui ne peuvent en aucun cas être qualifiés d'inégaux, puisqu'étant éminemment complémentaires.
Umm Salama demanda un jour à l'Envoyé de Dieu : "Pourquoi ne sommes-nous pas mentionnées dans le Coran au même titre que les hommes ?"
Dieu révéla alors le verset suivant : (Les musulmans et les musulmanes, croyants et croyantes, obéissante et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignante et craignantes, donneurs et donneuses d'aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense) Les Coalisés, verset 35.
(Ahmad et An-Nasâ'î).
Où l'on voit que Dieu met ici les êtres humains, hommes et femmes, sur un même plan et qu'Il les rétribuera dans l'au-delà en fonction des oeuvres salutaires qu'ils auront effectuées ici-bas, sans distinction de sexe.
Le "Fiqh as-Sunna" du cheikh Sayyid Sâbiq traite l'ensemble des chapitres du droit musulman en se conformant à un schéma classique, et sans répartir les préceptes qui concernent spécifiquement les femmes selon une classification quelconque.
Il nous a donc paru opportun de proposer au public un petit ouvrage présentant le résumé des préceptes ayant trait aux femmes musulmanes évoqués dans ce livre, afin de le convaincre, si nécessaire, de l'équité de la Loi divine et sa conformité parfaite aux aspirations de la nature humaine, fût-elle féminine.
Extrait du livre
" Opinion, on peut citer ‘Alî et Ibn ‘Abbâs
Le laxisme en matière d’allaitement
Nombreux sont ceux qui font preuve de laxisme en matière d’allaitement, mettant leurs enfants en nourrice chez une ou plusieurs femmes sans se donner la peine de savoir qui sont les enfants et les sœurs de cette nourrice, ni les enfants et les sœurs de son mari, et appliquer les règles qui les concernent, comme la prohibition du mariage et les droits qui en découlent de cette nouvelle parenté – en sachant que le Législateur suprême a fait de la parenté par le lait l’équivalent de la parenté par le sang. De la sorte, il est fréquent qu’un homme épouse sa sœur de lait, sa tante paternelle ou sa tante maternelle de lait, sans le savoir. Raison pour laquelle il convient d’être circonspect en ce domaine afin de ne pas tomber dans l’interdit.
Les raisons de l’interdit
Dans son Tafsîr al-Manâr, Muhammad ‘Abduh a dit : « Dieu a créé un ensemble de liens entre les hommes, par lesquels ils se font miséricorde les uns les autres et s’aident mutuellement à écarter les préjudices et à rechercher les avantages communs. Les plus puissants de ces liens sont le lien de parenté par le sang et le lien de parenté par alliance, bien que chacun de ces liens soit ensuite de plusieurs degrés. Ainsi, le lien de parenté par le sang le plus fort est celui qui relie les enfants à leurs parents. En effet, l’affection du père pour son enfant appelle celui-ci à l’éduquer jusqu’à ce qu’il devienne un homme comme lui. Il le regarde comme s’il était une partie de lui-même et fonde son avenir en lui ; il perçoit chez son enfant le sentiment qu’il est à l’origine de son existence, de son développement, de son éducation et de sa dignité. Par le sentiment qu’il éprouve, l’enfant respecte son père ; par la compassion qu’il ressent, le père fait preuve de tendresse à l’égard de son fils et lui vient en aide. "