Al Muwatta' de l'Imam Anas Ibn Malik - Editions Al Bayyinah
Al Muwwatta' de l'Imam ANAS IBN MALIK
Editions Al Bayyinah
Deux Tomes
Il s'agit d'un ouvrage compilant des éléments de la Sounna purifiée, ainsi que certaines opinions juridiques émises par les nobles compagnons, les Successeurs et autres savants parmi les pieux prédécesseurs.
Mâlik rédigea cet ouvrage pendant plus de dix ans et ne cessa de le mettre à jour et de l'enrichir pendant près de quarante ans. Hârûn Ar-Rashîd lui proposa de l'accrocher à la Ka'ba, à la Mecque Honorée, pour témoigner de ses vertus et pousser les gens à s'y conformer. Mais l'Imâm Mâlik déclina cette offre et justifia son refus en ces termes : "Ô Emir des Croyants, quant à accrocher Al-Muwattâ' à la Ka'ba, [je ne le souhaite pas], car les compagnons du Messager de Dieu - paix et bénédictions de Dieu sur lui - divergèrent dans les jugements dérivés et se dissipèrent dans les pays, et chacun estime avoir raison." "Ô Emir des Croyants, la divergence entre les savants est une miséricorde de Dieu envers cette communauté", dit-il.
Il est le livre le plus authentique à son époque après le Coran comme disait ach-Châfi'i (que Dieu lui fasse miséricorde) : « L'ouvrage le plus authentique après le Livre de Dieu est le Mouwatta de Mâlik ».
Il s'agit d'un ouvrage de Fiqh où l'Imâm Mâlik souhaita exposer les opinions qui relèvent du consensus dans la jurisprudence médinoise, s'appuyant sur des preuves issues de la Sounna considérée et appliquée à Médine. C'est dans cette perspective qu'il déclina les questions juridiques.
Quant à ses chaînes de transmissions, il y en a certaines qui font partie de ce qu'on appelle "La chaîne dorée", comme c'est le cas par exemple pour la chaîne qui se compose de "Malik, selon Nâfi', selon Ibn 'Omar (que Dieu agrée le père et le fils).
Extrait du livre :
" 272- Mâlik rapporte ceci sur l’autorité de Hishâm Ibn ‘Urwa, lequel le rapporte sur l’autorité de son père, lequel le rapporte sur l’autorité de ‘Âisha, la mère des croyants, laquelle a dit :
« L’envoyé d’Allah (paix et salut sur lui) accomplissait, à titre de prière nocturne, treize rak’as. Quand il entendit l’appel à la prière du Subh, il effectuait deux légères rak’as ». Al-Bukhârî n° 1170 et muslim n°1681.
273- Mâlik rapporte ceci sur l’autorité de Makhrama Ibn Sulaymân, lequel le rapporte sur l’autorité de Kurayb, l’affranchi Ibn ‘Abbâs, lequel rapporte :
Ibn ‘Abbâs lui a raconté qu’il a passé une fois la nuit chez sa tente Maymûna, l’épouse du Prophète (paix et salut sur lui). Ibn ‘Abbas a dit : « je dormis sur le lit dans le sens de la largeur tandis que le Prophète (paix et salut sur lui) et sa femme dormirent dans le sens de la longueur. L’Envoyé d’Allah (paix et salut sur lui) s’endormit. Au milieu de la nuit – un peu avant ou un peu après -, il se réveilla. Il s’assit et se mit à se frotter le visage avec sa main pour s’éveiller. Ensuite il récita les dix derniers versets de la Sourate Âl ‘Imrân (S.3) ; puis se leva et pris une outre suspendue là, fit ses ablutions avec soins et se mit à prier ».
« A ce moment-là, ajouta Ibn ‘Abbâs, je me levai à mon tour, je fis exactement ce qu’il avait fait et j’allai me placer à côté de lui. Il posa sa main droite sur ma tête, prit mon oreille droite et se mit à la tortiller (pour que je reste éveillé). Il fit à cinq reprises différentes deux rak’as, puis une rak’a Isolée (witr), puis il s’allongea sur le côté jusqu’au moment où le muezzin arriva. Il effectua alors deux légères rak’as et sortit de chez lui pour accomplir la prière du subh ». Al-Bukhârî n°183 et muslim n°1789.
274- Mâlik rapporte ceci sur l’autorité de ‘Abd Allah Ibn Abû Bakr, lequel le rapporte sur l’autorité de son père, lequel rapporte que ‘Abd Allah Qays ibn Makhrama l’a informé :
Zayd Ibn Khâlid al-Juhanî s’est dit un jour : « je vais rester aux aguets (cette nuit) pour voir comment l’Envoyé d’Allah (paix et salut sur lui) accomplissait la prière (du qiyâm) ».
Il a dit : « j’appuyai ma tête contre le seuil de sa maison – ou contre le pieu de sa tente – (et je l’attendis). L’Envoyé d’Allah (paix et salut sur lui) se leva et accompli deux longues rak’as. Ensuite il effectua deux rak’as moins longues que les précédentes, puis deux autres qui sont moins longues que les précédentes et ainsi de suite."