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Al Muqaddima Prolégomènes d'Ibn Khaldoun - Ibn Khaldoun - DKI

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Al Muqaddima Prolégomènes d'Ibn Khaldoun , à sa philosophie de l'histoire, étude sociologique qui précède son ouvrage en histoire intitulé "Kitab al 'ibar" est un livre écrit par l'éminent savant Ibn Khaldoun et traduit en français pa J.F. Kayale, revu par Fadi Salamé, et paru aux éditions DKI.

Quatrième de couverture 

" J’ai donc rédigé une œuvre portant sur l’histoire, dans laquelle j’ai dévoilé les origines des nations. Je l’ai divisée en chapitres, dont quelques-uns renferment l’exposition des faits, et d’autres des considérations générales. J’y ai indiqué d’abord les causes qui ont amené la naissance des empires et de la civilisation, en prenant pour sujet primitif de mon travail l’histoire des deux races qui, de nos temps, habitent le Maghreb et en ont rempli les provinces et les villes.

   J’y ai parlé des dynasties à longue durée et des empires éphémères que ces peuples ont fondés, et j’ai signalé les princes et les guerriers qu’ils ont produits dans les temps anciens. Ces deux races, ce sont les Arabes et les Berbères, les seules nations qui occupent le Maghreb, ainsi que chacun sait. Elles y ont demeuré pendant tant de siècles, que l’on peut à peine s’imaginer qu’à une certaine époque elles ne s’y trouvaient pas. Hormis ces deux peuples, on ne connaît aucune autre race d’hommes qui habite ce pays.

  J’ai discuté avec grand soin les questions qui se rattachent au sujet de cet ouvrage ; j’ai mis mon travail à la portée des érudits et des hommes du monde ; pour son arrangement et sa distribution, j’ai suivi un plan original, ayant imaginé une méthode nouvelle d’écrire l’histoire, et choisi une voie qui surprendra le lecteur, une marche et un système tout à fait à moi. En évoquant ce qui est relatif à la civilisation et à l’établissement des villes, j’ai développé tout ce qu’offre la société humaine en fait de circonstances caractéristiques.

De la sorte, je fais comprendre les causes des évènements, et savoir par quelle voie les fondateurs des empires sont entrés dans la carrière. Le lecteur, ne se trouvant plus contraint à croire aux récits qu’on lui a présentés à l’aveuglette, pourra maintenant bien connaître l’histoire des siècles et des peuples qui l’ont précédé ; il sera même capable de prévoir les évènements qui pourraient surgir dans l’avenir."

Extrait de livre 

"La grandeur des monuments laissés par une dynastie est en rapport direct avec la puissance dont cette dynastie avait disposé lors de son établissement

Les monuments laissés par une dynastie doivent leur origine à la puissance dont cette dynastie disposait à l’époque de son établissement. Plus cette puissance fut grande, plus les monuments, tels que les édifices et les temples, sont vastes. Nous disons qu’il y a un rapport intime entre la grandeur des monuments et la puissance de la dynastie naissante. En effet, il faut, pour les achever, le concours d’une multitude d’ouvriers ; il faut réunir beaucoup de monde pour aider aux travaux et pour les exécuter. Si l’empire a une vaste étendue et renferme beaucoup de provinces ayant une nombreuse population, on peut tirer de toutes les parties du pays une foule immense d’ouvriers. Alors on parvient à élever des bâtiments énormes. Songez aux constructions laissées par les Adites et les Thémoudites, et souvenez-vous de ce que le Coran en raconte. On voit encore debout (à Ctésiphon) le palais de Chosroès (Eïwan Kisra), qui offre une preuve frappante de la puissance des Perses. On sait que le khalife (Haroun) Er-Rechîd forma la résolution de l’abattre, et qu’après quelque hésitation il fit commencer le travail ; il n’eut cependant pas assez de moyen pour accomplir son projet. On connaît ce qui se passa à ce sujet entre lui et Yahya Ibn Khaled le Barmekide.

Cet exemple nous montre qu’une dynastie est quelquefois capable de bâtir ce qu’une autre dynastie est incapable de renverser ; et, cependant, il est bien plus facile d’abattre que de construire. On voit par là quelle différence il y avait entre les deux empires. Voyez encore le Belat el-Ouélîd, à Damas, la mosquée fondée à Cordoue par les Oméïades et le pont qui traverse la rivière de cette ville. Mentionnons encore l’aqueduc de Carthage, dont les arcades portent un conduit par lequel passe l’eau. Indiquons aussi les anciens monuments de Cherchel, en Mauritanie, et les pyramides d’Egypte, sans parler d’autres constructions qui se voient encore debout. Ces édifices montrent que les dynasties ne se ressemblent pas, les unes étant fortes et les autres faibles. Pour construire ces temples et ces monuments, les anciens employaient les secours de la mécanique et une foule d’ouvriers.

On doit bien se garder d’adopter l’opinion du vulgaire, qui prétend que les hommes de ce temps-là avaient des corps et des membres beaucoup plus grands que les nôtres. Entre la taille des anciens et celle des modernes il y a bien moins de différence qu’entre les monuments laissés par les premiers et les édifices construits par les peuples de notre époque. La fausse idée que nous avons signalée a cependant donné naissance à bien des fables extravagantes : on a écrit, au sujet d’Ad, de Themoud, des Amalécites et des cananéens, des histoires d’une fausseté insigne. Une des plus étranges est celle d’Og, fils d’Enac, l’un des Amalécites que les enfants d’Israël combattirent en Syrie."

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