Sagesses Musulmanes - Ibn Hajar Al Asqalani - Edition Tawhid

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L'auteur du livre 

Ibn Hajar al-‘Asqalânî (1372/1448) est surtout connu pour ses monographies et son célèbre commentaire du Sahîh al-Bukhârî. Cependant, son érudition ne doit rien à sa plume. Il fut, aux dires de ses paires, un exégète accompli, un spécialiste du Hadith exceptionnel, un juriste chevronné et un hérésiographe confirmé. Élève du non moins célèbre philologue al-Fayrûz Âbâdî, il fut aussi un éminent homme de lettre, un féru d’histoire, de littérature, de poésie et de langue arabe. Si les compétences d’Ibn Hajar ne sont plus à démontrer, certains aspects de sa personnalité restent cependant méconnus, parfois même totalement ignorés. En particulier son engouement très prononcé pour la spiritualité et sa parfaite connaissance des doctrines et ouvrages des tenants de cette discipline.

Dans Le livre des prédispositions au Jour dernier, l’impartialité du spécialiste, ô combien louable, cède la place à la grandeur d’âme de l’épris de spiritualité. Dans cet ouvrage, se mêlent aux hadiths du Prophète et anecdotes de ses Compagnons, les prémisses de sages avisés, les états d’âme de mystiques subjugués et les vers de poètes enflammés. Et si, comme le dit l’adage arabe : « L’éloquence réside dans la concision et la pertinence », alors Ibn Hajar nous a légué l’un des ouvrages les plus édifiants pour la foi du croyant et l’un des plus probants pour ceux qui aspirent à la félicité au Jour dernier.

 Ibn Hajar al-‘Asqalânî

Abû-l-Fadl Shihâd ad-Dîn Ahmad ibn ‘Alî al-Kannânî al-‘Asqalânî est plus connu sous le nom d’Ibn Hajar, patronyme de ses ascendants ; al-Kannânî étant celui d’une autre branche de sa filiation. Quant à l’origine du nom al-‘Asqalânî, les avis sont partagés. Pour les uns, il est un patronyme, pour les autres, Asqâlân est le nom d’une localité près de la frontière entre la Syrie et la Palestine ; ce qui est d’autant plus probable que cette localité fut conquise par Mu’âwiya sous le califat de ‘Umar et qu’elle est citée dans plusieurs hadiths.

Le maître naquit en Egypte le 13 du mois de Sha’bân 773/1372. Orphelin à quatre ans, il fut élevé par un tuteur désigné par son père ; az-Zakî al-Kharnûbî. Sa scolarisation débuta à cinq ans. A onze ans, il fit son premier pèlerinage à la Mecque et l’année suivante, en 785, il vint y résider afin d’étudier.

Son instruction débuta par l’étude de la littérature, de la poésie et du Coran. Doué d’une très grande capacité de mémorisation – on dit de lui qu’il apprit la sourate « Mariam » (Marie) en une journée – il fut très tôt un exégète et un poète chevronné.

A la Mecque, il étudia auprès de divers savants, en particulier le Shaykh ‘Afîf an-Nishâwîrî, lequel fut le premier à l’instruire au Sahîh al-Bukhârî. En 786, il étudia une seconde fois, en Egypte, auprès d’Ibn Razîn."

Extrait du livre 

"  On dit : « La préoccupation du connaissant est la louange, celle de l’ascète est l’invocation, car l’objet de la préoccupation du connaissant est son Seigneur, celle de l’ascète est son âme. »

« Le connaissant (‘ârif) » se distingue du savant traditionnel (‘âlim) par le fait que ses connaissances ne sont pas consignées dans les livres et qu’elles ne s’acquièrent pas selon un mode académique, comme pour l’étude du Coran, du Hadith et de la jurisprudence ; elles sont un don d’Allâh. Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : Quand Allâh veut un bien à quelqu’un, Il infuse en lui la science en religion ; cependant, il ne m’incombe que de transmettre à chacun ce qu’ensuite Allâh inculquera à quelques-uns. » (al-Bukhârî) Allâh nous informe de l’existence de Ses serviteurs privilégiés et nous dit au sujet de l’un d’eux nommé al-Khidr : « Moïse et son compagnon trouvèrent l’un de nos serviteurs que Nous avions comblés de Notre miséricorde, et à qui Nous avions enseignés une science émanant de Nous. » (Coran 18/65) Cette « science émanant de nous » est appelée « ‘ilm mim ladunn » (littéralement, science qui vient de Nous). Elle consiste en une préhension des réalités de l’au-delà comme le commun des gens et des savants ne peuvent les concevoir. De part cette grâce divine, l’intellect du connaissant transcende le domaine des réalités sensibles pour celui des réalités supra sensibles ; il lui est alors donné de voir et de comprendre ce que ses congénères s’imaginent et supposent. Il s’émerveille et, à l’instar des anges, glorifie la Majesté et la Grandeur de Son Seigneur et ne cesse de Lui rendre grâce de l’avoir ainsi gratifié.

« L’ascète (zâhid) » est quant à lui beaucoup plus pragmatique. Son domaine de prédilection n’est pas la louange, bien qu’il s’y adonne, mais la maîtrise de son âme, à laquelle il a en quelque sorte déclaré la guerre, celle que le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) a nommée dans un hadith « la guerre sainte contre son âme (jihâd an-nafs) ». Cependant, il est tout à fait concevable qu’Allâh accorde à une seule et même personne d’être un connaissant et un ascète."

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