Saladin et l’Anneau Magique - Tome 2 - Lyess Chacal - Oryms
Quatrième de couverture
Qui n’a jamais rêvé de remonter le temps et de vivre à ces différentes époques que nous ont contées les livres d’histoire ? Saladin continue d’accompagner dans son périple le célèbre voyageur du 14e siècle Ibn Battûta après l’avoir rejoint dans le passé. Ses voyages dans le temps vont le confronter à de plus grands dangers. Il sera le témoin de la prise de Jérusalem par les croisés en 1099 et se retrouvera prisonnier du basileus Romain Diogène lors de la bataille de Manzikert en 1071. Un mystérieux personnage traque Saladin dans le passé. Cette fois-ci, notre jeune héros ne remonte pas le temps par pur plaisir. Il s’est fixé une mission qui est, pour lui et pour sa famille, une question de vie ou de mort.
Deuxième volet de « Saladin et l’anneau magique », ce livre, plein de rebondissements, est aussi marqué par le thème de la mer que les Arabes avaient appris à dompter pour protéger leur vaste empire. De palpitantes aventures vous attendent !
Extrait du livre
" Acte 27 : Saladin et l’horloge à automates
Assez étrangement, après avoir voyagé dans le passé, Saladin se réveilla de fort bonne heure. Bien avant la prière dite de l’aube (fajr) que pratiquent les musulmans les plus assidus. Il devait être 5h30 du matin environ. Saladin se retourna dans son lit à maintes reprises sans pouvoir se rendormir. C’est alors que lui vint l’idée de prendre le risque de se rendre dans le bureau de son père à l’insu de sa mère qui dormait encore. Il s’était saisi de la clé la veille, grâce à l’inadvertance d’Amina qui l’avait oubliée sur la serrure de la porte.
Il avança à pas de loup dans l’obscurité de la pièce. Bien que connaissant l’emplacement exact de chaque meuble, il se cogna la tête contre le bahut du salon qui se trouvait sur sa droite, au sortir du petit couloir donnant de sa chambre au salon. Il fut un peu sonné sur le moment et crut même voir des étoiles briller dans cette profonde obscurité. Le choc avait été rude. Sans conséquence, Dieu merci, puisqu’Amina semblait ne pas avoir été dérangée par le bruit. Il frotta son front et s’aperçut qu’une bosse s’était déjà formée. Comble de malchance pour ce garçon qui allait devoir trouver un argument recevable qui ne soit pas un mensonge à proprement parler mais qui ne soit pas non plus une vérité brute. Il devait, une nouvelle fois, se soumettre à ces contorsions de l’esprit dont il avait horreur.
Arrivé devant la porte du bureau, il tourna la tête dans tous les sens pour s’assurer que personne ne le voyait. Mais subitement, il fut pris d’un terrible fou rire qu’il essaya d’étouffer tant bien que mal. Il se souvint de cette histoire que lui racontait son père alors qu’il était enfant :
« C’est l’histoire d’un vieux Cheikh, sorte de maître spirituel, qui avait quelques disciples tous très jeunes. Il leur remit des friandises et leur demanda d’aller se cacher pour les manger à l’abri des regards. Tous s’en allèrent chercher l’endroit idéal ; tous, à l’exception d’un seul disciple qui resta planté devant le Cheikh. Ce dernier lui demanda : « mais que fais-tu encore là ? Va te cacher pour manger tes friandises ». Le disciple lui répondit : « je n’ai trouvé aucun endroit qui puisse me cacher au regard de Dieu. »
Saladin s’était trouvé un petit peu bête à se demander si quelqu’un avait pu le voir. Cette idée d’être « épié » par Dieu, en quelque sorte, l’amusait. Il avait bonne conscience et c’était là l’essentiel pour lui. Sa mission était noble. Il en était convaincu. Il ne faisait rien de mal."
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Bien