Histoire des Berberes et des Arabes en Afrique du Nord - Ibn Khaldoun - Edition El Bab - version souple
Histoire des Berberes et des Arabes en Afrique du NordV
Ibn Khaldoun
Eldition El Bab
Couverture souple
Cet ouvrage traite de l'histoire des tribus berbères et arabes de l'Afrique du Nord (Sanhaja, Maghrawa, Zenata, Zwawa, etc.) depu 34 is l’arrivée de l’Islam jusqu’au temps d’Ibn Khaldûn (1332, m.1406). Y sont passés en revue les petits comme les grands événements que connut cette région, ainsi que l’arrivée des musulmans arabes et berbères en Espagne. Avec beaucoup de détails, Ibn Khaldûn trace une chronologie de la montée et du déclin des dynasties et des royaumes tant arabes que berbères (almohades, hafsides, fatimides, etc).
La cohabitation entre ces deux peuples (arabes et berbères), islamiséss quelques décennies d’intervalles au premier siècle de l’Hégire, fut certes conflictuelles à ses débuts mais cette cohabitation sut par la suite se muer en une véritable fusion.
Extrait du livre :
" Règne d’al Hasan, fils d’Ali
Al Hassan, fils et successeur d’Ali n’avait que douze ans quand il perdit son père. Sandal, l’ (eunuque et) affranchi, se chargea du poids des affaires et transmit, en mourant, la régence à l’affranchi Muwaffaq.
Ali le père d’Al Hassan, s’était engagé dans une correspondance avec Roger, et, à l’époque de leur mésentente, il l’avait menacé de la colère des Almoravides, souverains du Maghreb, avec lesquels il entretenait aussi une correspondance régulière. Il arriva ensuite qu’en l’an 516 une escadre Almoravide, commandée par l’amiral Muhammad Ibn Mimun, opéra une descente sur la côte de la Sicile, et pilla un village dont elle massacra une partie des habitants et emmena le reste en esclavage. Roger fut tellement persuadé que cet acte d’hostilité avait été commis à l’instigation d’Al Hassan qu’il fit partir une flotte pour Mahdiya sous les ordres d’Abderrahman Ibn Abdelaziz et de George d’Antioche, fils de Michel. George était un Chrétien de l’Orient qui avait émigré (en Afrique) après avoir fait de bonnes études et acquis, à Antioche et dans quelques autres villes de la Syrie, une connaissance parfaite de l’arithmétique et de la langue arabe. Accueilli avec une grande bienveillance par Temim, il gagna toute sa confiance ; mais, à la mort de ce prince, il trouva un prétexte pour se rendre à la cour de Roger et éviter ainsi les suites de la haine que Yahya (fils de temim) lui avait toujours témoignée. Roger lui fit l’accueil le plus cordial et le nomma commandant de la flotte sicilienne. Ayant alors formé le projet d’attaquer Al Mahdiya, il l’envoya contre cette ville avec une flotte de trois cents bâtiments chargés de troupes chrétiennes, dont mille cavaliers.
Al Hassan avait tout disposé pour la résistance quand George vint débarquer près d’Al Mahdiya, après avoir occupé l’île de Cossura. L’ennemi ayant assis son camp, s’empara du château d’ad-Dimas et de l’île d’Al Ahas ; mais, à la suite de plusieurs combats qui lui coûtèrent beaucoup de monde, il se rembarqua pour la Sicile. Muhammad Ibn Mimum, l’amiral Almoravide, se jeta alors sur les côtes de cette île et y répandit la dévastation. Roger pris aussitôt la résolution d’envoyer une nouvelle expédition contre Al Mahdiya. La flotte de Yahya Ibn Al Aziz, souverain de bougie, étant alors venue menacer cette capitale, pendant que son armée de terre, commandée par le légiste Mutarref Ibn Ali Ibn Hamdun, avançait pour attaquer du côté de la campagne, Al Hassan s’empressa de conclure une paix avec le seigneur de la Sicile, et ayant obtenu le..."